« Le Postpartum : un quatrième trimestre de ‘gestation’ ? » (2 jours)

Où ?

Avenue Félicien Rops, 8

5000 Namur – Belgique

Quand ?

2 jours

prochaines dates

à venir en 2018

9h30 – 17h30

Combien ?

225 euros

je-m-inscris
  • Certaines femmes n’en peuvent plus, que se passe-t-il ?
  • Les dépressions du postpartum sont en augmentation : est-ce que les mères en font trop ?
  • Pourquoi encore tant d’abandons d’allaitements malgré un accompagnement en amélioration constante ?
  • Les « congés » de maternité sont-ils trop courts ?
  • « L’heureux évènement » est-il toujours tout rose ?

Public

Cette formation est destinée aux intervenant(e)s en périnatalité afin de mieux comprendre et d’avoir les connaissances nécessaires sur le post-partum, ce quatrième trimestre… si souvent oublié !


Formatrice

Délivrée par Ingrid Bayot, sage-femme.

Pour une approche globale, certifiante et cohérente, elle est délivrée par 1 intervenante professionnelle du secteur de la périnatalité.

Ingrid Bayot est sage-femme et vit au Québec depuis 1996. Elle a travaillé dans tous les domaines de la périnatalité en Belgique et y a démarré, en 1992, le premier service de formation continue en allaitement. Elle fait partie des Formations Co-Naître ®. Elle détient un DU en lactation humaine et allaitement maternel, ainsi que des formations complémentaires en périnatalité, psychologie et communication.

Elle est consultante pour l’Agence de Santé de l’Estrie (Qc) et chargée de cours à L’Université du Québec à Trois-Rivières, dans le baccalauréat en Pratique Sage-Femme.

Auteur du Livre « Parents futés, bébé ravi« , elle a également publié de nombreux articles touchant à la périnatalité et la parentalité. Elle assure des formations et des conférences au Québec et dans l’Europe francophone.


Programme de 2 jours  afin de pouvoir acquérir les connaissances nécessaires et comprendre les thèmes suivants :

  • La symbiose mère enfant continue après la naissance via les jeux hormonaux, l’adaptation du sommeil maternel, la sensibilité émotionnelle et la lactation (faire du lait) et l’allaitement (nourrir un bébé).
  • La régression des structures mises en place durant la gestation fait partie d’un cheminement vers un nouvel équilibre qui n’est pas «retour», mais création.
  • Contrairement à la naissance-parturition qui est très accompagnée, cette longue naissance-là se traverse dans le quotidien, dans une relative solitude, qui parfois confronte ou réactive des fragilités personnelles préexistantes.
  • La méconnaissance des différents aspects de ce temps si particulier du corps féminin empêche les femmes de prendre conscience de leurs besoins et de les exprimer. La pression sociale, intériorisée par beaucoup de femmes, pousse vers un retour rapide à ce qui est désigné comme « la normalité », à savoir : la séduction et la productivité. Or, ces deux dynamiques sont aux antipodes des réalités de l’après naissance.
  • L’allaitement et ses aléas servent souvent à exprimer tout ce qui se traverse difficilement : les besoins de repos chroniquement insatisfaits, les corps qui ne se reconnaissent plus, le couple qui se cherche à tâtons, les journées chaotiques, l’isolement social relatif.

 

Contenu :

  • Les enjeux individuels et collectifs, des méconnaissances et des décalages entre les attentes envers les mères et moyens dont elles disposent. Qu’apporterait une meilleure connaissance des différents processus du postpartum, aux niveaux politique, sociologique, familial, personnel ?
  • Les caractéristiques des premières semaines de la nouvelle accouchée, sur les plans physique, émotionnel, énergétique et symbolique. Le ressenti du corps féminin après la naissance : le ventre vide, les seins pleins, le trop et le pas assez, l’indéfinissable région vulvo vaginale. Questions, désarrois, ré-apprivoisements, retrouvailles.
  • Les dénis collectifs et les pressions sociales envers les femmes / les mères. L’illusion de l’éternelle jeunesse. Les non-dits de la prescription contraceptive systématique. Le mythe du congé et du repos.
  • Les résonances du postpartum dans l’histoire de vie. Quelles pistes pour prévenir l’épuisement maternel et les dépressions du post-partum ? Qu’est-ce qui signale la nécessité d’un accompagnement plus diversifié ?
  • Le quatrième trimestre au masculin ; l’arrimage délicat de la parentalité et de la conjugalité. Ce qui nourrit le couple avant le projet d’enfant.
  • L’intimité amoureuse au temps du nid intensif : les enjeux inconciliables, les ajustements possibles, le dialogue au jour le jour.
  • Les besoins des nouvelles mères. Comment penser le très ancien dans le contexte du 21e s. Comment réinventer le soutien communautaire.

Compléments d’information


Dates et inscription : cliquez ici

Les formations sont organisées tout au long de l’année. N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire ci-contre.